Publié le 25 Janvier 2011

Qu’est-ce qui fait que les amapiens à acheter plus cher des légumes qu'ils n’aiment ou ne veulent pas toujours ? Sont-ils donc fêlés ?! Vu de l’extérieur, on pourrait le penser !

Eh oui, se coltiner volontairement des heures d’épluchage de légumes, se creuser la cervelle pour imaginer des recettes pas trop routinières, s’en aller braver le froid pour aller à la permanence, participer à des réunions au lieu de rester bien au chaud chez soi, ça a de quoi en refroidir plus d’un !!!

Pourtant…. Les AMAP se développent, et la nôtre maintient son nombre d’adhérents…. Il se pourrait donc que l’AMAP représente quelque chose  dans nos vies. Mais quoi ? Quelles étaient nos motivations au début, quelles sont-elles maintenant, et lesquelles résisteront au temps ?

Est-ce un acte que nous faisons pour nous-mêmes ? Sommes-nous contents de faire une « bonne action » ? Fuyons-nous la corvée des supermarchés ? Cherchons-nous une alimentation plus saine ? Voulons-nous vivre plus simplement ?

Est-ce un acte que nous faisons pour d’autres, pour Josette notamment ? Voulons-nous donner des moyens à l’agriculture et l’économie locale pour subsister ?

Est-ce un acte que nous faisons pour notre société ? En achetant à un « petit commerçant », refusons-nous de donner « tous nos sous » aux plus gros ? Cherchons-nous à proposer un autre type de relations commerciales et humaines que le modèle dominant ? Souhaitons-nous que ces relations plus équitables prennent le pas sur  le modèle agricole et commercial dominant ?

Ceux qui se sont désengagés de l’AMAP nous questionnent aussi. Pourquoi abandonnent-ils ce projet ? Y avaient-ils trouvé leur place ? Avaient-ils saisi d’avance le sens de leur engagement ? Etait-ce trop contraignant pour eux ? Ont-ils été effrayés ou fâchés par le rôle politique que l’AMAP les invitait à jouer ? Peut-être existe-t-il autant d’amapiens que de motivations à l’être. Au plaisir de creuser avec vous la réflexion et partager nos regards, pour bien comprendre le feu qui nous anime et ce que nous sommes prêts à faire et à accepter pour l’alimenter…

   

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Rédigé par Camille

Publié dans #La Vie Associative

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Publié le 25 Janvier 2011

 

 

En Europe les papillons se sont raréfiés de manière impressionnante. En France on compte 35 espèces protégées sur 1 800 macrolépidoptères ce qui est peu !

La raréfaction des papillons est surtout due à la disparition de leur habitat. Mais elle affecte diversement les espèces certaines demeurant toujours aussi nombreuses. Ainsi le damier du frêne se raréfie en revanche les espèces thermophiles et celles dont les chenilles se nourrissent de plantes nitrophiles voient leur nombre augmenter comme le sphinx à tête de mort ou la petite tortue qui se nourrit d’orties.

 

Les papillons nous séduisent contrairement aux autres insectes parce qu’ils possèdent de magnifiques couleurs.

Les motifs de leurs ailes sont formés par des assemblages d’écailles de 0,1 à 0,2mm de largeur. Les couleurs de celles-ci sont dues à une accumulation de pigments et chaque écaille possède une couleur propre. Seule la juxtaposition de nombreuses écailles produit des motifs contrastés. Certaines d’entre elles paraissent métallisées en raison de la réfraction de la lumière sur la structure de leur surface finement striée comme des lamelles. La couleur des écailles joue un grand rôle dans la recherche du partenaire. Les androconies ‘écailles spéciales’ émettent un signal olfactif. Elles sont situées à la surface des ailes du mâle et diffusent un parfum envoûtant pour la femelle.

Les dessins formés par les écailles peuvent aussi servir au camouflage, comme chez de nombreux papillons nocturnes.

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Les papillons sont les seuls à posséder des pièces buccales d’une structure spécifique. Leur mâchoire supérieure, qui servait au départ à morde est entièrement atrophiée et leur mâchoire inférieure est transformée en une trompe creuse recourbée. Grâce à cette trompe les papillons peuvent se nourrir uniquement d’aliments fluides. Cependant beaucoup d’espèces ne se posent pas sur les fleurs mais absorbent les sécrétions de pucerons ‘le miellat’, les flaques d’eau, la sève qui coule à l’extérieur des arbres, voire les excréments et les cadavres d’animaux en décomposition.

Chez de nombreux papillons de nuit, notamment ceux du groupe du bombyx, la trompe est atrophiée et lors de leur brève existence d’adulte, ils ne peuvent plus absorber de nourriture et sont donc, au cours de la dernière phase de leur vie entièrement dépendant des réserves emmagasinées durant le stade larvaire.

Les antennes de nombreux papillons nocturnes mâles sont particulièrement perfectionnées. Leurs ramifications fines dotées d’organes olfactifs couvrent une surface très étendue, ce qui améliore leur capacité olfactive. Les mâles peuvent sentir ne serait-ce que quelques molécules de phéromones émises par les glandes odoriférantes des femelles et ainsi repérer une partenaire éloignée. Cette capacité est de nos jours exploitée par les lépidoptéristes ainsi que par les producteurs fruitiers. Grâce à des phéromones de synthèse, il devient facile d’éviter la multiplication de certaines espèces.

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Rédigé par Sylvie

Publié dans #Le Saviez-Vous

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