PRÉSENTATION DE L'ASSOCIATION ARTISANS DU MONDE

 


Historique:

L'Association «  ADM » existe depuis 1974. Elle est à l'origine du mouvement français du commerce équitable.

Elle prend naissance suite à l'appel de l'Abbé Pierre en 1971, pour venir en aide au Bengladesh en proie à la famine et à la guerre civile, à travers la création en 1972, de comités de jumelages et de boutiques tiers-monde. L'idée est de vendre les produits provenant de ces pays défavorisés pour leur venir en aide plutôt que de leur envoyer l'aumône.

En 1974, la  boutique ADM ouvre ses portes à Paris, 20 rue de Rochechouart.

 

Divers évènements d'ordre politique provoquent une scission entre les fondateurs historiques. D'un côté, des personnes issues du mouvement Emmaüs et des comités de jumelages, à tendance caritative et modérée, et de l'autre, les jeunes tenants d'une approche politique du tiers-mondisme.

C'est cette deuxième orientation qui s'est développée dans le mouvement ADM.

 En 1979, on compte 17 associations locales ADM.

Dans les années 80, avec la chute des cours des matières premières qui paupérisent les petits agriculteurs mondiaux, et l'empreinte de la grande distribution qui atténue les relations entre producteurs et consommateurs français, les associations et magasins se développent.

 En 1981, il y a la création de la fédération ADM

 En 1984, c'est la création d'une centrale d'importation et de distribution avec la fédération ADM et le CCFD comme principaux actionnaires. La centrale d'achat s'est appelée : Fam Import puis Solidar'monde.

En 1990, on compte 45 gr ADM

En 2004, 140 gr, 5000 adhérents et 85 salariés.

 


Les objectifs et la démarche :

Nous revendiquons de pouvoir pratiquer le commerce autrement grâce à 3 moyens d'action qui forment les piliers de notre mouvement :

 

  • la vente de produits issus du commerce équitable
  • l'éducation au commerce équitable permet aux consommateurs de devenir des citoyens actifs dans leur choix de consommation et dans le développement de l'économie solidaire, en ayant un regard critique sur les dysfonctionnements du commerce international qui enrichit certains mais paupérise tous les autres et souvent les affame.
  • les campagnes d'opinion publique et le plaidoyer contribuent, à un niveau plus global, à changer les règles et les pratiques du commerce international.

 


Les campagnes d'opinion publique et le plaidoyer:

ADM informe et sensibilise les citoyens afin de les inciter à s'engager en faveur d'un commerce mondial plus juste. Cette mobilisation se traduit par la participation à de nombreuses campagnes d'opinion et de plaidoyer qui visent notamment à faire pression sur les décideurs politiques et économiques, car il ne s'agit pas de s'attaquer aux conséquences mais bien aux causes des inégalités sociales.

 

Aussi, parmi nos partenaires, nous soutenons des producteurs marginalises par leur statut social (les Intouchables en Inde), leurs conditions physiques (handicapes, au Kenya, personnes malades), leur origine ethnique (les peuples indigènes aux Philippines ou au Brésil).

D'une manière générale, nous soutenons les organisations qui impliquent des femmes, (en Inde, Sri Lanka, Nicaragua, en Afrique), principales victimes de la pauvreté et de l'exclusion dans des sociétés souvent discriminantes.

C'est un enjeu fort des filières, car parmi les 1,5 milliard de personnes qui vivent avec 1 $ par jour, on trouve principalement des femmes alors qu'elles fournissent les 2/3 des heures totales de travail. Mais, ces femmes jouent, en même temps, un rôle social prépondérant dans la cohésion sociale des familles et des communautés.

 

ADM travaille avec 25 à 30 organisations dont l'objet social se réfère aux femmes ou à des groupements de femmes.

 

C'est pour cela que le réseau s'est impliqué, à l'occasion de la journée de la femme le 8 mars 2011, en mettant en valeur deux organisations féminines africaines travaillant dans la production de la mangue.

Ces organisations sont le «cercle des sécheurs» du Burkina Faso et «Eswatini Swazi Kitchen» du Swaziland.

 

Le cercle des sécheurs a été créé en 1995 par un groupe de femmes, dans l'idée d'assurer un revenu annuel à partir des ressources naturelles disponibles en grande quantité mais saisonnières. Actuellement, il existe 5 unités de séchage et près de 380 femmes travaillent dans ces ateliers.

 

En lien avec cette action, ADM Béthune-Bruay a proposé des dégustations de desserts à base de mangues, lors du marche bio d'Hesdigneul le 5 mars 2011.

 

 

Conclusion:

L'expérience actuelle du commerce équitable montre qu'il est possible de construire des échanges commerciaux plus justes, basés sur des valeurs de respect, de solidarité et d'équité.

Mais il reste beaucoup à faire, car cette expérience ne représente que 0,03% du commerce international et elle ne bénéficie qu'à une petite partie des paysans et artisans du monde. Pour leur permettre d'atteindre des niveaux de vie corrects, ce sont les politiques des pays et donc celles des économies dominantes qu'il faut changer pour arriver à modifier profondément le caractère globalement inéquitable de l'économie mondiale.

 


La vente:



Avec plus de 170 points de vente, ADM est le 1er réseau de magasins spécialisés de commerce équitable en France.

 

Les consommateurs peuvent y trouver une offre complète de produits équitables:

 

  •  35 organisations : produits artisanaux (arts de la table, décoration, jouets, mode, bijoux)
  •    73 organisations : produits alimentaires, épicerie sucrée et salée (café, thé, choco, jus de fruit, confiserie, pâtes, riz, quinoa, confiture, sucre etc)
  • 10 organisations : cosmétiques

une majorité de ces produits sont également bio.


Les produits ADM sont aussi vendus à des entreprises et des associations soucieuses d'agir concrètement en faveur d'un développement durable. Nos produits sont également distribués par des magasins de commerce équitable et des magasins bio.

Par contre, on ne trouve pas nos produits dans la grande distribution, car les pratiques de la moyenne et grande distribution qui cherchent avant tout le profit ne peuvent correspondre aux principes du commerce équitable. Pour nous, ce qui est essentiel, c'est de permettre aux producteurs, artisans ou paysans défavorisés des pays du Sud de vivre dignement et d'être acteurs de leur développement.

 

Les relations avec les producteurs:

Pour nous permettre de soutenir économiquement et politiquement les petits producteurs des pays du Sud, nous travaillons avec des organisations structurées. Sur les 3 continents, et 50 pays, cela représente 118 organisations de producteurs. Ces organisations, permettent aux producteurs les plus marginalisés d'intégrer des filières de commercialisation locale et internationale. Ce sont ces organisations qui assurent pour le compte des producteurs, toutes les activités liées à la commercialisation des produits (exploitation, douanes, logistique, marketing, communication, transport). Elles les appuient aussi dans leurs activités de production par la formation, les conseils et l'adaptation au marché.

Ces organisations, grâce à la mise en commun des moyens financiers, mettent en œuvre des projets sociaux à destination des producteurs, de leurs familles et parfois de la communauté toute entière (dispensaire, programmes de santé, scolarisation des enfants, programmes de formation, etc).

 

Notre vision n'est pas celle de la charité, elle est celle de la solidarité avec des populations marginalisées. Les producteurs et organisations ne sont pas des bénéficiaires mais bien des partenaires. Notre vocation n'est pas de perdurer indéfiniment, ces échanges dans leur forme actuelle. Nous voulons donner aux producteurs les moyens de trouver leurs propres solutions de développement et nous les soutenons dans leurs projets d'autonomisation, de transformations et commercialisation  locales.

 

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